mardi 6 janvier 2026

D comme ... Dujardin (Jean)

  

Médecin et philologue français ; critique de Jean-François

 

            Quand Julius Klaproth meurt en 1835, c’est avec « la consolation d’avoir assuré, en la personne du Dr Dujardin, un continuateur pour son œuvre de destruction que la mort même ne devait pas interrompre. Seulement, ce jeune médecin, plein d’ardeur et remarquablement éclectique, ne recherchait que la vérité, sans se douter le moins du monde qu’il devait servir à l’assouvissement d’une basse vengeance » (H. Hartleben).

            Spécialiste du copte, Jean Dujardin écrit plusieurs articles afin de démontrer que le système de déchiffrement de Champollion n’est pas effectif. Très attaché à la vision symbolique des hiéroglyphes, il souligne l’écart entre le copte et la langue des hiéroglyphes de l’époque gréco-romaine pour réfuter l’ensemble du travail de Champollion. Selon lui, il faut s’appuyer sur tout ce qu’ont écrit les savants depuis l’Antiquité, ce qui invalide « l’opinion, si contraire à la croyance générale de tous les temps » choisie par l’ « esprit hardi » venu de Figeac concernant la valeur essentiellement phonétique des hiéroglyphes.

            Face aux critiques, Dujardin décide d’aller en Egypte afin de prouver ce qu’il avance. ; il peut aussi consulter des documents écrits par le déchiffreur, mis à sa disposition par Jacques-Joseph. Les deux élément combinés créent le doute chez lui et finissent par lui faire reconnaître son erreur. Trop tard : il meurt brutalement au Caire en août 1838, à l’âge de 39 ans.

 

 

A noter que dans le Dictionnaire des scientifiques de Touraine publié en 2017, il apparaît dans l’index  avec comme domaine scientifique « Médecin et déchiffreur des hiéroglyphes »


 

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