Médecin et philologue
français ; critique de Jean-François
Quand Julius Klaproth meurt en 1835,
c’est avec « la consolation d’avoir assuré, en la personne du Dr
Dujardin, un continuateur pour son œuvre de destruction que la mort même ne
devait pas interrompre. Seulement, ce jeune médecin, plein d’ardeur et
remarquablement éclectique, ne recherchait que la vérité, sans se douter le
moins du monde qu’il devait servir à l’assouvissement d’une basse
vengeance » (H. Hartleben).
Spécialiste du copte, Jean Dujardin
écrit plusieurs articles afin de démontrer que le système de déchiffrement de
Champollion n’est pas effectif. Très attaché à la vision symbolique des
hiéroglyphes, il souligne l’écart entre le copte et la langue des hiéroglyphes
de l’époque gréco-romaine pour réfuter l’ensemble du travail de Champollion. Selon
lui, il faut s’appuyer sur tout ce qu’ont écrit les savants depuis l’Antiquité,
ce qui invalide « l’opinion, si contraire à la croyance générale de
tous les temps » choisie par l’ « esprit hardi » venu
de Figeac concernant la valeur essentiellement phonétique des hiéroglyphes.
Face aux critiques, Dujardin décide
d’aller en Egypte afin de prouver ce qu’il avance. ; il peut aussi
consulter des documents écrits par le déchiffreur, mis à sa disposition par
Jacques-Joseph. Les deux élément combinés créent le doute chez lui et finissent
par lui faire reconnaître son erreur. Trop tard : il meurt brutalement au
Caire en août 1838, à l’âge de 39 ans.
A
noter que dans le Dictionnaire des scientifiques de Touraine publié en 2017, il
apparaît dans l’index avec comme domaine
scientifique « Médecin et déchiffreur des hiéroglyphes » …
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