« Amour » de Champollion
En
juillet 1815, victime comme son frère des royalistes qui reviennent au pouvoir,
Jean-François Champollion perd peu à peu ses fonctions officielles et se trouve
inscrit sur la liste des personnes à surveiller par les autorités grenobloises
à cause de sa « conduite ». En effet, il a pris l’habitude de réagir
aux évolutions politiques par la publication de pamphlets, anonymes mais qui
lui sont attribués.
Juste
avant d’être démis de ses fonctions aux Annales de l’Isère,
Jean-François publie un dernier texte en guise de pied-de-nez aux Ultras qui
ont obtenu sa tête :
« Un
franc buveur le verre à la main
Boit
au nourrisson de Silène
L’amant
termine un doux refrain
Pour
la santé de son Hélène.
Comme
un autre j’ai mes amours
Et
puisqu’il faut que je m’explique
Je
porte et porterai toujours
Tous
mes toasts à la République … »
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