Projet
(provocateur ?) de carrière de Jean-François
Grenoble, 1815 : la
Restauration et la Terreur blanche touchent les frères Champollion.
Jean-François voit son avenir de professeur ou de bibliothécaire
s’assombrir : « Nul doute que la Faculté des lettres ne soit
supprimée en masse. […] Dans tous les cas, Bilon moi, toi et
Berriat-Saint-Prix seront chassés. Nous sommes rasés … »
Plus ou moins sérieusement,
Jean-François envisage un changement de voie complet : « Je veux
embrasser l’état de notaire à Grenoble. Tu me diras que c’est d’évêque devenir
meunier ; mais qu’importe qi la mitre ne nourrit pas et qu’il y ait de la
farine au moulin : ce n’est plus le temps de tenir au rang. D’ailleurs je
connais maints notaires plus estimés et plus considérés qu’un bloc de
professeurs. »
Deux raisons principales le poussent
vers cette possibilité : la volonté de se marier avec Rosine Blanc, et
donc d’avoir une situation financière stable, mais aussi « de me
trouver en peu de temps à l’abri des révolutions ». « D’où il
résulte que pour moi, hors du notariat point de salut. »
Aucune suite concrète n’est donnée à
ce projet …
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire