mardi 30 décembre 2025

F comme ... Favart

 

Rue de Paris dans laquelle a vécu Jean-François

 

            L’appartement situé au 4 rue Favart, dans le 2e arrondissement de Paris, est la dernière résidence de Jean-François Champollion. Il y emménage à son retour d’Egypte en 1830, afin d’être à proximité du Louvre et de pouvoir travailler sur sa Grammaire et son Panthéon.

            C’est dans cet appartement qu’il meurt, le 4 mars 1832.



dimanche 28 décembre 2025

A comme ... Abel-Rémusat

 



Sinologue français ; ami de Jean-François

 

          Jean-Pierre Abel-Rémusat (1788-1832) est un médecin qui se passionne pour la culture et la langue chinoises, dont il devient le premier grand spécialiste français. En 1814, il devient professeur au Collège de France puis membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

            Jean-François Champollion le rencontre lors de ses études à Paris et les deux hommes, proches en âge, deviennent amis. De plus, Jean-François s’intéresse particulièrement au chinois dans son travail sur le déchiffrement des hiéroglyphes (on pense à cette époque qu’il a pu exister une parenté entre les deux systèmes d’écriture).

       En 1822, Abel-Rémusat fonde la Société asiatique, et Champollion en est un des premiers membres.

            Il meurt en juin 1832 du choléra, quelques semaines après Jean-François. 

 

vendredi 26 décembre 2025

V comme ... Vif



 Ville de l’Isère ; lieu de villégiature et musée de la famille Champollion



 

            Vif se situe à quelques kilomètres au sud de Grenoble, en bordure orientale du Vercors. Au début du XIXe siècle c’est un bourg d’environ 2 000 habitants (un peu plus de 8 000 aujourd’hui).

            La propriété « Les Ombrages » de Vif appartient à la famille Berriat depuis 1778 ; elle fait partie de la dot de Zoé lors de son mariage avec Jacques-Joseph Champollion en 1807. Les familles Champollion et Berriat la fréquentent donc souvent, à la fois comme lieu de travail (pour l’activité d’élevage de vers à soie) et de villégiature.


            Jean-François y séjourne à partir de 1809, participant notamment à l’éducation de ses neveux, puis en 1818 après « l’exil figeacois » ; il y ouvre à cette occasion une école d’enseignement mutuel. Après 1821, il ne revient que deux fois brièvement à Vif, à l’occasion de voyages en Italie.

            Zoé Berriat cède la maison à ses enfants mais seul Aimé vit aux Ombrages. Rachetée en 2001 par le Conseil général de l’Isère, la propriété ouvre temporairement au public (2004-2005) avant d’être totalement rénovée et de devenir le musée Champollion en 2021.

 




mardi 23 décembre 2025

R comme ... République

 « Amour » de Champollion

 

            En juillet 1815, victime comme son frère des royalistes qui reviennent au pouvoir, Jean-François Champollion perd peu à peu ses fonctions officielles et se trouve inscrit sur la liste des personnes à surveiller par les autorités grenobloises à cause de sa « conduite ». En effet, il a pris l’habitude de réagir aux évolutions politiques par la publication de pamphlets, anonymes mais qui lui sont attribués.

            Juste avant d’être démis de ses fonctions aux Annales de l’Isère, Jean-François publie un dernier texte en guise de pied-de-nez aux Ultras qui ont obtenu sa tête :

                        « Un franc buveur le verre à la main

                        Boit au nourrisson de Silène

                        L’amant termine un doux refrain

                        Pour la santé de son Hélène.

 

                        Comme un autre j’ai mes amours

                        Et puisqu’il faut que je m’explique

                        Je porte et porterai toujours

                        Tous mes toasts à la République … »

 

A comme ... Åkerblad

  Archéologue suédois ; précurseur de Jean-François               Johan David Åkerblad (1763-1819) est un diplomate suédois qui s’intére...