Archéologue
suédois ; précurseur de Jean-François
Johan David Åkerblad (1763-1819) est
un diplomate suédois qui s’intéresse à l’Orient, notamment à l’Egypte ancienne,
à l’occasion de ses missions.
Åkerblad traduit le texte démotique
de la Pierre de Rosette et cherche à déchiffrer les hiéroglyphes ; il
réalise des progrès mais pense que tous les signes sont phonétiques. Champollion
ne croit pas beaucoup en lui : « il a avoué lui-même à l’abbé de
Tersan de qui je le tiens que, malgré son alphabet et ses belles découvertes,
il ne pouvait point lire trois mots de suite dans une inscription égyptienne ».
Encouragé
notamment par Silvestre de Sacy dans ses travaux, John Åkerblad meurt avant que
Jean-François Champollion (avec qui il a eu quelques échanges épistolaires) ne montre
que l’écriture égyptienne mêle signes phonétiques et signes idéographiques ;
de toute façon, le Suédois avait confié son héritage intellectuel en Thomas
Young … Champollion lui rend cependant hommage, que ce soit dans la Lettre à
M. Dacier (1822) ou dans son Discours inaugural au Collège de France
(1831) : « il resta prouvé toutefois, par les travaux de MM. De Sacy
et Åkerblad, que l’écriture vulgaire des anciens Egyptiens exprimait les
noms propres étrangers par le moyen de signes véritablement alphabétiques. »

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