mardi 13 janvier 2026

C comme ... Conscription

 

Moyen utilisé sous l’Empire pour constituer la Grande Armée ; crainte de Jean-François

 

            1808 : Jean-François Champollion, étudiant à Paris, a 18 ans et commence à se préoccuper. « Le gouvernement a un extrême besoin de jeunes orientalistes, non pour l’avancement des sciences mais pour s’en servir en les employant à leurs risques et périls à la négociation de ses affaires ». Il craint en effet la conscription, non pas directement dans l’armée mais dans le corps diplomatique napoléonien. « Voici quel est le moyen d’y parer : c’est de ne plus suivre les cours de l’Ecole Spéciale, sans pour cela abandonner en aucune façon les langues orientales ». Depuis 1798, un tirage au sort est effectué auprès des jeunes Français afin qu’ils rejoignent l’armée, sauf pour ceux qui ont une compétence particulière et ont donc l’obligation de répondre à l’appel.

            Jacques-Joseph Champollion-Figeac utilise alors son réseau amical et professionnel afin de régler cette situation, et obtient que Joseph Fourier, préfet de l’Isère et proche de l’empereur, l’exempte de la conscription dans le but de favoriser ses recherches (après un rapport du marquis de Fontanès, Grand-maître de l’Université impériale). Il peut rassurer son cadet : « Travaille donc avec sécurité et ne crains ni le fusil ou la giberne. L’un et l’autre t’iraient assez mal. Rassure-toi donc : tu as figuré sur la liste de Grenoble et ton affaire est arrangée ; tu as figuré à Figeac et ton numéro n’est pas appelé ; tu as donc la règle des deux côtés, et tu as en mains de quoi répondre à toutes les questions qui pourraient t’être faites. Mais laisse ignorer tout cela à tout le monde. »

 

A comme ... Åkerblad

  Archéologue suédois ; précurseur de Jean-François               Johan David Åkerblad (1763-1819) est un diplomate suédois qui s’intére...