Naturaliste et homme
politique français ; confrère de Jean-François
Charles Athanase Walckenaër
(1771-1852) se consacre à l’histoire naturelle à partir de la Révolution
française puis occupe des fonctions politiques sous la Restauration. Il occupe
plusieurs postes importants dans des institutions scientifiques, notamment
président de l’Académie royale des sciences et belles-lettres, à laquelle
Champollion appartient depuis 1830.
C’est à ce titre qu’il prononce
l’oraison funèbre de Jean-François au Père-Lachaise, le 6 mars 1832 : « si
[la mort] attaque la jeunesse dans sa force, si elle arrête le génie dans
son premier essor, il nous semble qu’elle abuse de sa terrible puissance, et
que, par un coup trop hardi, elle trouble l’ordre éternel de la
Providence. »
Il rend hommage au déchiffreur en
ces termes : « Ce nom ne périra jamais ; mais la vive lumière
que M. Champollion répandait sur le sol et les monuments de l’antique Egypte
s’est éteinte, au moment même où elle brillait avec le plus d’éclat, et les
ténèbres que nous espérions voir se dissiper à sa clarté, nous laissent des
regrets qui, peut-être longtemps encore, seront partagés par la postérité. Le
deuil d’une seule famille devient un deuil général pour tous ceux qui cultivent
les lettres et s’intéressent à leur progrès. »


