samedi 21 février 2026

W comme ... Walckenaër

 


Naturaliste et homme politique français ; confrère de Jean-François

 

            Charles Athanase Walckenaër (1771-1852) se consacre à l’histoire naturelle à partir de la Révolution française puis occupe des fonctions politiques sous la Restauration. Il occupe plusieurs postes importants dans des institutions scientifiques, notamment président de l’Académie royale des sciences et belles-lettres, à laquelle Champollion appartient depuis 1830.

            C’est à ce titre qu’il prononce l’oraison funèbre de Jean-François au Père-Lachaise, le 6 mars 1832 : « si [la mort] attaque la jeunesse dans sa force, si elle arrête le génie dans son premier essor, il nous semble qu’elle abuse de sa terrible puissance, et que, par un coup trop hardi, elle trouble l’ordre éternel de la Providence. »

            Il rend hommage au déchiffreur en ces termes : « Ce nom ne périra jamais ; mais la vive lumière que M. Champollion répandait sur le sol et les monuments de l’antique Egypte s’est éteinte, au moment même où elle brillait avec le plus d’éclat, et les ténèbres que nous espérions voir se dissiper à sa clarté, nous laissent des regrets qui, peut-être longtemps encore, seront partagés par la postérité. Le deuil d’une seule famille devient un deuil général pour tous ceux qui cultivent les lettres et s’intéressent à leur progrès. »

 

dimanche 15 février 2026

C comme ... Cataracte

  

Louis Amable Crapelet
Vue de la deuxième cataracte sur le Nil, en Nubie
1854
aquarelle ; mine graphite
H. 13,5 ; L. 26,5 cm
Achat, 1923
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay)


Encombrement rocheux qui empêche la navigation sur le Nil, visité par Jean-François

 

            Sur les six cataractes du Nil, Champollion en a connu deux. La deuxième marque avant tout la fin méridionale de son périple en Egypte et Nubie.

            La première est en revanche parcourue plus en détails, à deux reprises. Le 5 décembre 1828, elle est franchie à pied, difficilement pour Champollion qui souffre physiquement du pied gauche, notamment lors de la visite de Philae : « au retour, je me couchai et je ne me suis pas encore relevé, vu que ma goutte de Paris a jugé à propos de se porter à la première cataracte et de me traquer au passage. »

            Lors de la descente du Nil, quelques semaines plus tard, il va « avec MM. Duchesne, Lhôte, Lehoux et Bertin, faire une partie de plaisir à la cataracte où nous prîmes un modeste repas, assis à l’ombre d’un santh (mimosa fort épineux), le seul arbre du lieu, en face des brisants du Nil, dont le bruissement me rappela nos torrents des Alpes ». Pendant son séjour à Assouan (alors Syène), Champollion étudie les inscriptions aux divinités de la première cataracte, dont partait la crue du Nil selon la mythologie égyptienne.

 

La première cataracte aujourd'hui


A comme ... Åkerblad

  Archéologue suédois ; précurseur de Jean-François               Johan David Åkerblad (1763-1819) est un diplomate suédois qui s’intére...